Il écrit débout (dans les bus et dans le métro), assis (dans le sable et dans la neige) et allongé (sur les rails et les trottoirs)

Katia Bouchoueva ‒ Maison de la poésie Rhône-Alpes

 

Lors de mes voyages, je note dans des petits carnets, des bribes de mains furtives, des pensées évaporables, des idées, des quais de travers, des wagons de ratures, des ressacs d’usures, des ricochets qui rouillent au premier rebond, des directions à perdre, des choses accumulées, des dessins, des collages, des impressions que je poste ensuite. Presque toujours à ma fille. Sous forme de petits albums ou de journaux-poèmes... Le reste des carnets que je ne poste pas s'amoncèlent sur mes étagères quand je rentre... J’en ai rempli des centaines. Des milliers de pages que je laisse s’entasser et que je feuillette à peine. Presque jamais à vrai dire. Et quand par imprudence j'en relis un, j'y découvre parfois un livre tout prêt. Il faut quand même que j’y ajoute de nouvelles ratures, que j’y retire les factures, les tickets de bus, de métros, les reçus de caisse, les rdv notés, les noms de lieux où je dois me rendre, les descriptifs en tout genre, les remarques griffonnées à l’emporte-pièce. Bref... voici quelques extraits retrouvés...